
Il fut un temps où l'honoraire était perçu comme un " don spontané de la reconnaissance du client " ;depuis, sous la pression des contingences économiques, les choses ont bien changé ; les avocats sont devenus aussi des chefs d'entreprises, la notion de don spontané n'a plus cours dans notre société ; il n'est donc pas inutile d'avoir quelques notions sur le mode de fixation des honoraires de son Avocat préféré.
Il ne faut pas confondre état de frais et honoraire, la rémunération de l'avocat est , parfois, constituée des deux, pratiquement toujours devant le T.G.I.
L'ETAT DE FRAIS
Il s'agit de la rémunération qui était perçue par les anciens Avoués, elle concerne le travail de postulation, le travail purement matériel de mise en forme de la procédure, devant le Tribunal, le montant en est strictement fixé par un tarif, il est systématiquement vérifié par un Juge.
Le montant des frais est fonction du nombre d'actes accomplis par l'avocat, de la nature de ces actes, de la nature de l'affaire, du montant du litige, de la complexité du litige ; le tarif date de 1960,déjà considéré comme notoirement insuffisant, il n'a été révisé qu'en 1975 date à laquelle il a augmenté de seulement 20%.
LES HONORAIRES
Il s'agit de la rémunération de la prestation intellectuelle de l'avocat, du travail d'analyse du problème posé, de la réunion des pièces du client, de la recherche de la solution dans les textes de Loi et la jurisprudence, de la synthèse des solutions trouvées, de la rédaction des conclusions, du suivi et de l'analyse des rapports d'expertises, de l'analyse des pièces adverses, de la réponse aux moyens de l'adversaire, de la plaidoirie, du commentaire de la décision rendue, du conseil au client quant à un éventuel appel.
Les honoraires sont libres .